Citation du jour :
Les frères donneront leur avis en toute humilité et soumission.
(Règle de Saint Benoît 3,4)

Chapelle castrale

 

La chapelle castrale, restaurée par Richard Godart en 1632, fut consacrée en 1633. Son ancienneté est attestée par le ‘sacrarium’ situé à terre près de l’autel selon une disposition interdite par les prescriptions canoniques dès le début du XIVe siècle.
Sur les vitraux sont reproduites les armes de Richard Godart, écuyer, maître de forges à Anhée. Un fragment brisé par les bombardements de 1940 portait l'inscription: "Richard Godart, Seigneur du dit Ermeton et de Stache, capitaine réformé d’une compagnie de dragons, pour le service de sa Majesté, en 1660".
Le grand vitrail, au dessus de la porte d’entrée, représente Saint Henri. Les armes sont celles des de Moreau: le lion de gueule portant une molette étoilée. Ce vitrail porte l’inscription suivante :
« Chapelle réédifiée au commencement du 17e siècle, à l’honneur de Dieu et de la sainte Vierge Marie, par Richard de Godart, consacrée en 1633 par Monseigneur Englebert Desbois, évêque de Namur ; restaurée et enrichie en 1883 par Mademoiselle Marie de Moreau ».
Depuis ses restaurations successives par les Comtes de Villermont et d’Oultremont, la chapelle n’a plus été modifiée.
Le tout petit porche d’entrée, en avancée par rapport au corps proprement dit de l'édifice, aurait été voulu pour le mariage d’une châtelaine. Surmonté à l’extérieur par un haut relief représentant Saint Georges terrassant le dragon, il est de construction plus récente que l'ensemble.
L’ancien autel retrouvé en 1936 a été rendu à sa simplicité première.
Les châtelains assistaient aux cérémonies religieuses du haut d'une loggia, toujours visible (accessible de l’intérieur), située en hauteur sur le mur de droite, au dessus de l'autel.
Les statues qui ornent les murs intérieurs de la chapelle sont sans valeur artistique, on ne connaît pas la date de leur placement.
La chapelle castrale a servi de lieu de culte pour les habitants du village jusqu'à la construction de l'église paroissiale d'Ermeton en 1857. Depuis l’arrivée des religieuses, on y a célébré parfois des cérémonies monastiques, mais elle n’a jamais pu être employée habituellement par la communauté à cause de son exiguïté et des difficultés de chauffage.