Citation du jour :
S’appliquer fréquemment à la prière.
(Règle de Saint Benoît 4,56)

Nouveau billet liturgique

 
Je te salue, sois remplie de joie, comblée de grâce !
 
La grâce n’est-elle pas le regard de Dieu, ce regard profond d’une infinie tendresse, posé sur chacun de nous, de toute éternité ?
Pendant l’Avent, la liturgie réveille notre attente. Nous attendons le Venue du Seigneur, venue définitive au terme de l’Histoire, venue dans nos vies, venue de Noël, car l’Incarnation est toujours Aujourd’hui. « Viens, Seigneur, ne tarde plus », chantons-nous au fil des jours sur tous les tons. Et c’est juste, important, vital même. Non seulement de le chanter mais de le vivre, d’en vivre.
Cependant, en réalité, n’est-ce pas l’inverse ? Noël n’est-ce pas la découverte émerveillée du regard d’amour de Dieu posé sur nous de toute éternité ? N’est-ce pas Lui qui nous attend, depuis toujours ? N’est-ce pas lui qui est en attente de notre venue, tendu de tout son Être vers la Rencontre, l’Alliance à laquelle il nous invite et aspire depuis la création du monde ? Comme le Père du fils parti au loin, ne guette-t-il pas tendrement notre venue ?
Notre attente devient alors rencontre de deux élans. Si nous accueillons de tout notre être l’Amour de Dieu pour nous, notre désir devient alors le sien, nous sommes tendus de tout notre être vers Lui, vers la Rencontre. Nous guettons sa Venue, cherchons à la hâter. Le désir est déjà rencontre, il creuse en nous une Présence à l’Autre, une Présence-attente, attentive, don réciproque de notre amour… jusqu’à la Rencontre définitive. « Amour qui nous attend au terme de l’Histoire ».


Sr Marie-Paule
4e dimanche de l’Avent B 2014